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33Gaîté
35Jussieu

34. Mabillon, réel 2

mai 1970

Lundi 8 juin
Minuit
Mabillon réel (mai 70)

(Écrit rue de Seine « de mémoire »)

Vers 7 heures, Steph[ane] vient au CHU mettre des invitations pour la fête du Moulin sous les enveloppes cependant que je continue à recopier Ever 1.

Vers 9 heures, dîner dans une Bierstube rue Mazarine ; retour rue de Seine à 22 h 30.

J’y trouve une invitation pour Bourgois-Girodias2 chez « Castel » ; y vais, y reste une heure : trois vodkas ! Cause (?) à Pilhes, à une amie de Judith (Helga ?), à Guitaut, à peine à C[hristian] B[ourgois], à Michel Bercoff3.

Retour vers 23 h 45.

Trois cars de gardes mobiles à Mabillon. Gardes mobiles (?) à calot, matraque au côté. Plaisantent à côté de « La Pergola » avec des leurs en civil (?).

Des gens aux terrasses des cafés.

Chaleur. Orage.

Images du temps4 !

 

 

 

 

Enveloppes jointes au texte 34.

 

Invitation jointe au texte 34.

NOTES

1 Steph. : Stéphane Lipinski, fils de Suzanne Lipinska. Perec utilisait fréquemment le matériel de reprographie du laboratoire du CHU Saint-Antoine où il travaillait à des fins autres que professionnelles (par exemple, le catalogue de l’exposition de peintures de Pierre Getzler organisée en décembre 1967 dans l’appartement des Perec rue du Bac y fut réalisé). Ever : Eveready (voir le texte 28, n. 1).

2 En 1970, Christian Bourgois a aidé Maurice Girodias (ou Kahane) à créer une petite maison d’édition spécialisée dans la pornographie fantastique, « La Concorde ». Peut-être s’agit-il du cocktail de lancement de cette nouvelle structure. Auparavant, Maurice Kahane/Girodias avait créé les éditions du Chêne, Olympia Press (qui publia Lolita de Vladimir Nabokov – c’est en partie pour cette raison qu’il figure au chapitre lxiii de La Vie mode d’emploi), et succédé à son père Jack à la tête des éditions Obelisk Press (éditeur de Henry Miller, James Joyce ou encore Lawrence Durrell).

3 Pilhes : René-Victor Pilhes, écrivain, surtout connu pour L’Imprécateur (1974) et qui avait publié de la littérature érotique au début de sa carrière ; Judith : personne non identifiée (mais, dans son agenda pour 1969, Perec note en date du 29 juillet qu’il rencontre Judith rue de Varenne – FGP 25, 41 v°) ; Helga : une personne ainsi prénommée était l’amie de Romain Weingarten ; Guitaut : Jacqueline de Guitaut, épouse de Christian Bourgois (que Perec appelait souvent ainsi pour moquer ses origines aristocratiques) ; Michel Bercoff : il s’agit sûrement plutôt d’André Bercoff, alors journaliste à L’Express et essayiste ; il était venu à Andé l’été 1969 pour rencontrer Perec, Roubaud et Lusson à propos du Petit traité invitant à la découverte de l’art subtil du Go et en tira un reportage (« Les nouveaux mordus du morpion japonais », L’Express, 25-31 août 1969).

4 Le texte publié ne comprend que le passage qui va de « Trois cars… » à la fin du texte. Les variantes sont minimes, mais Perec ôte les points d’interrogation.

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